Je me suis totalement déshabituée à écrire ici. Au départ, il y avait l'excuse de l'hypokhâgne qui était censée me prendre tout mon temps, aujourd'hui je suis en vacances, et j'ai l'excuse des sorties, des expos, des festivals. Toujours, des excuses.
Mais bon de temps en temps l'envie me vient de ne plus laisser cette endroit à l'abandon, la difficulté devient alors énorme : qu'écire, que dire ? Je n'ai plus aucune idée, j'ai la flemme de vous raconter en détail Benicassim comme l'année dernière, malgré le fait que vu les évènements de cette année cela aurait été nettement plus palpitant (rien de moins qu'une tempête, qu'un mort, qu'une "fuite" du camping, qu'un arrêt du festival, qu'un coupure de courant, qu'une tente qui s'envole, qu'un incendie ... et tout cela EN UNE SEULE SOIREE !).
Je suis un peu las en ce moment je m'épuise à ne rien faire. Tout les étés je me dis : "bon cette année, Camille tu rentabilises tes quelques jours à Paris : tu sors, tu vas voir des expos, tu vas au cinéma, tu fais Paris Quartier d'Eté, tu lis, ...", et tout les ans je me retrouve à bouquiner dans mon lit ou à regarder Friends sur NRJ 12 (ou RTL9). Je me déprime moi même.
Pourtant j'ai pas mal bougée pour l'instant, je pourrais avoir l'impression de faire plein de trucs : j'ai passé une semaine à Londres à visiter des musées, à faire du shopping, à boire des bières, à manger des chips au vinaigre, à faire connaissance avec le Polonais de 40 ans qui vivait dans le lit en dessous du mien dans mon dortoir d'auberge de jeunesse, à faire cuire des pâtes, à discuter avec des Suisses de la vitesse de marche des Parisiens, à danser comme des folles sur
Thriller avec tout les Anglais pour rendre hommage à MJ, le 26 juin, à manger des cupcakes, à traîner dans les parcs, à avoir mal au pieds.
Après, il y a eu la Bretagne (le Cap de la Chèvre sous un soleil caniculaire pendant une semaine c'est assez exceptionnel), Lille ( = danser, boire de la bière, faire les boutiques, avoir peur des bébés géants noirs à queue de dragons, manger des pitas, boire des coktails, courir sous la pluie, dormir à 6 dans la même pièce, manger des glaces, chanter des chansons paillardes dans les escaliers, rencontrer un prophète pâtissier qui te prédit la fin du monde pour 2012, qu'est fan de Booba, et qui pense que dans notre monde comme dans Matrix il faut choisir entre une pilule bleue et une pilule rouge.
Se rendre compte en rentrant il y a un de ses anciens camarades de classe du collège/lycée, Léo, qui est dans Secret Story, rire un bon coup.
Et puis Benicassim donc, peut être que plus tard je vous ferrez un reportage détailler sur cette semaine haute en couleur ou à part l'évènement de la tempête on a:
- rencontré le chanteur d'un groupe "trop cool" de Manchester ou je sais plus où, le groupe s'appelle
Dire Wolfe, et c'est pas renversant mais le chanteur à le mérite d'être sur mes photos souvenirs de vacances.
- rencontré un AMERICAIN, ce qui est fou parmi tant d'anglais.
- pris un bain de minuit.
- vu des gens faire l'amour sur le toit des toilettes pendant le concert de We Are Standard / d'autre faire l'amour sur un pédalo.
- mordu le dos des gens pour arriver au second rang pour les Franz Ferdinand.
- bu beaucoup de negrita et de sangria (ce qui explique l'épisode précédent).
- vu des bons concerts (TV On The Radio, Lykke Ly, Dent May, Naive New Beaters, Babyshambes, The Waves Pictures, Telepathe, ...)
- mangé du thon, du maïs, et du bimbo.
- détesté les Anglais pour leur facilité à être les gens les plus sales de la terre genre : on a la flemme de jeter nos ordure alors on les laisse par terre et puis on est fatigué alors on met notre serviette par dessus et on dors.
Ouais Benicassim, c'est drôle, quand même.